Le problème de la prison est-il soluble dans la « surpopulation carcérale » ?

Le 27 avril 2026, le principal syndicat des surveillants pénitentiaires, l’UFAP-UNSa-Justice, a appelé au blocage des prisons pour dénoncer la surpopulation carcérale. Le syndicat a exigé un « plan immédiat de résorption des emplois vacants » pour combler les 5 000 postes manquants et a signalé que près de 100 des 200 établissements pénitentiaires en France ont été touchés par ces blocages.

Cette mobilisation a été largement rapportée par les médias, qui ont principalement mis l’accent sur la surpopulation carcérale. De nombreux titres de presse ont relayé cette situation, comme « Les surveillants pénitentiaires mobilisés contre la surpopulation carcérale » (Radio France) et « Surpopulation carcérale : un appel à bloquer les prisons » (Libération).

Sur le plan politique, la réaction du gouvernement a été jugée insuffisante. Lors des questions au gouvernement, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a rappelé des engagements déjà pris, tels que la construction de « prisons modulaires » et le recrutement de 1 000 agents supplémentaires. Cependant, aucune me concrète n’a été annoncée pour répondre à la crise de la surpopulation.

Cette séquence médiatique et politique soulève des questions sur la gestion des prisons en France et sur l’efficacité des mes proposées pour résoudre la problématique de la surpopulation carcérale.

Gwenola Ricordeau

Sociologue et criminologue, professeure invitée à l’EHESS

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *