Plouc un jour, plouc toujours ?
Ce matin, dans une librairie, le titre Plouc Story de Paul Melun a attiré notre attention. Le roman est présenté comme une fresque sociale, décrivant des vies, des joies et des misères, ancrées dans la France rurale souvent méprisée.
Le récit commence dans une Kangoo au bord d’un ruisseau de Gironde, à 5h30 du matin. Le protagoniste évoque son père, une figure banale, tout comme leur véhicule. Ce mélange de tendresse et de honte face à ses racines chanteuilloises soulève une question cruciale : les individus issus de ces milieux sont-ils condamnés à y rester ?
Des ouvrages tels que Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu et En finir avec Eddy Bellegueule d’Édouard Louis abordent également cette France périphérique. Ces récits offrent une voix et une dignité à ceux que l’on ignore souvent.
Cependant, la réalité est préoccupante. En France, un enfant né dans la pauvreté doit souvent attendre sept générations pour atteindre le revenu moyen. De plus, 80 % des élèves des grandes écoles proviennent de milieux favorisés, remettant en question l’égalité des chances promise par l’école républicaine.
Peut-on encore espérer une ascension sociale à la manière de Rastignac ? La question demeure ouverte.
Source : Paul Melun, Plouc Story*.
