La FNSEA demande à l’État de soutenir le secteur agricole après un été caniculaire.

On veut que l’État prenne en charge le rebond : la FNSEA met la pression sur le gouvernement

Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, a exprimé des préoccupations majeures ce mercredi 2 septembre, appelant le gouvernement à prendre des mes urgentes pour soutenir les agriculteurs après un été caniculaire qui a gravement endommagé les cultures. Le report de l’annonce d’un plan de sauvetage, initialement prévu par la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a suscité des inquiétudes quant à la réactivité de l’État face à la crise.

Rousseau a souligné l’importance de ce report, l’interprétant comme une opportunité pour élaborer un plan adéquat. Il a déclaré : « Ce report de quelques jours ou quelques heures doit être perçu comme une prise de conscience qui conduira à une décision forte. Cela enverra le signal que le gouvernement est prêt à accompagner le rebond de l’agriculture. »

Du côté de Matignon, l’entourage du ministre Sébastien Lecornu a précisé que les évaluations des dommages étaient toujours en cours, insistant sur la nécessité d’une approche sérieuse. Les estimations des pertes varient, mais le ministère de l’Économie évoque un impact potentiel de 0,1 point de PIB. La fédération nationale bovine a chiffré les pertes dues aux canicules à environ 5 milliards d’euros. Des enjeux tels que le manque de fourrage pour les animaux cet hiver et la baisse de rendement pour le maïs, estimée à 35%, aggravent la situation.

Rousseau a estimé que la sinistralité pourrait dépasser les dix milliards d’euros. Il a précisé que l’État ne devrait pas couvrir l’intégralité des pertes, mais qu’il est crucial qu’il prenne en charge le rebond de l’agriculture.

Les attentes de la FNSEA incluent des mes concrètes et durables, telles que la prise en charge des cotisations sociales et la poursuite des aides à l’achat de carburant. Rousseau a rappelé qu’en 2021, l’État avait investi massivement dans le secteur viticole, soulignant que la situation actuelle concerne toutes les filières agricoles.

Il a également appelé à un soutien collectif, demandant aux Français de faire un effort pour consommer des produits agricoles, même ceux qui ne répondent pas aux standards esthétiques habituels. Rousseau a mis en lumière la dépendance de la France aux importations, notant que le tiers des produits consommés provient de l’étranger.

La situation actuelle soulève des inquiétudes quant à l’avenir de nombreux agriculteurs, déjà en proie au doute sur leur métier.

Source : Franceinfo

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