La Finance aux Extrêmes : Un État des Lieux
Fait Principal
Les distinctions entre la première et la seconde finance, telles que présentées par Marlène Benquet, sont remises en question. Les grandes banques universelles, qui ont évolué depuis les années 1990, intègrent des pratiques de trading et de structuration de produits complexes, caractéristiques de la seconde finance. Cela soulève des interrogations sur l’étanchéité des frontières entre ces deux sphères financières.
Contexte Factuel
Les banques, asurs et fonds de pension de la première finance confient une partie significative de la gestion de leurs actifs aux acteurs de la seconde finance. Cette interconnexion crée un lien intrinsèque, rendant la distinction entre les deux catégories de finance floue. Les grandes banques, devenues des institutions systémiques, sont désormais perçues comme des entités de rente, protégées par des mécanismes publics.
Données ou Statistiques
La capacité des banques à créer de la monnaie « ex nihilo » lors de l’octroi de crédits ou de l’achat de titres est un aspect crucial de leur fonction. Ce mécanisme, qui permet aux banques de gonfler leurs bilans, a également contribué à alimenter des bulles d’actifs, tout en établissant une dépendance mutuelle entre banques et fonds d’investissement. Selon la Banque de France, le total des actifs des établissements de crédit en France a dépassé 8 000 milliards d’euros en 2022, illustrant l’ampleur de cette financiarisation.
Conséquence Directe
La financiarisation a non seulement redéfini la circulation du capital, mais a également transformé la création monétaire, renforçant ainsi le commerce de titres au détriment des crédits traditionnels à l’économie réelle.
Source : Banque de France
