Loin de le fragiliser, la fin du devoir conjugal renforce le mariage
Le 28 janvier 2026, l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité une loi mettant fin au devoir conjugal, un concept qui ne fait plus partie du cadre normatif français depuis une décision de la Cour européenne des droits de l’homme en janvier 2025. Cette décision a souligné que le devoir conjugal portait atteinte aux droits fondamentaux en rendant impossible l’expression d’un consentement libre et authentique.
Contexte Factuel
Le devoir conjugal, issu du droit canon, imposait aux époux d’entretenir des relations sexuelles « normales » et maintenait un lien entre mariage et procréation. Avec le temps, le mariage civil s’est dissocié de son modèle religieux, ne faisant plus de la procréation sa finalité principale. L’interdiction du viol entre époux en 1990 a été un tournant, précédemment le droit considérait que le consentement au mariage impliquait un consentement aux relations sexuelles ultérieures.
Données ou Statistiques
Bien que des données précises sur l’impact de cette loi ne soient pas encore disponibles, Elle s’adresse non seulement aux couples mariés, mais également à ceux qui ne le sont pas, en soulignant que la vie de couple ne doit pas nécessairement impliquer des relations sexuelles.
Conséquence Directe
La fin du devoir conjugal renforce le mariage en rappelant que toute union durable doit être fondée sur le consentement mutuel et non sur l’obligation. Cette évolution législative est perçue comme un pas vers une conception moderne du couple, où le respect et la communication sont primordiaux.
Source : La Croix
