La faune aquatique s’adapte au changement climatique, estime la Fédération de pêche du Vaucluse
La Fédération de pêche du Vaucluse a observé des changements notables dans les populations de poissons des cours d’eau de la région, attribués aux conditions climatiques extrêmes de cet été. En raison de la chaleur et de la sécheresse, la fédération a intensifié ses opérations de pêche de sauvetage, visant à préserver les espèces aquatiques menacées.
Le mois de juillet 2026 a été le plus chaud jamais enregistré dans le Vaucluse, avec des températures dépassant les 35°C pendant 48 jours. Cette canicule a eu un impact significatif sur la faune, la flore et les cours d’eau, entraînant des assecs dans plusieurs rivières, notamment l’Ouvèze, la Lègue et la Nesque. Oscar Villes, chargé de développement du loisir pêche, souligne que certaines portions de ces rivières n’avaient plus d’écoulement.
Pour faire face à cette situation, la fédération a procédé à des pêches de sauvetage, capturant des poissons survivants dans les poches d’eau restantes et les déplaçant vers des zones plus favorables. Néanmoins, une mortalité élevée a été constatée, surtout dans les plans d’eau où les températures ont dépassé les 30°C. Villes indique que « peu de poissons sont capables de survivre à ces températures-là. »
Les changements dans les populations de poissons sont désormais évidents. On observe une augmentation des cyprinidés, tels que le chevesne et la carpe. Dans le Rhône, des espèces comme le sandre et le silure, adaptées aux eaux chaudes, se développent. De plus, les plans d’eau accueillent de plus en plus de black-bass, de brochets et de perches, illustrant ainsi l’adaptation de la faune aquatique aux nouvelles conditions environnementales.
Source : ici.fr



