Le 12 juillet 1998 reste gravé dans ma mémoire.
L’essentiel
De l’entre-deux-guerres à la demi-finale du Mondial 2026, la famille Bonassies raconte un siècle d’amour fou pour le ballon rond, entre souvenirs indélébiles et mutations.
Le football et la famille Bonassies ont une histoire qui remonte à l’entre-deux-guerres. Jean-Pierre Bonassies, secrétaire général du District du Gers, évoque les débuts de cette passion familiale : « Mon grand-père a pratiqué le football dans les années 1925, puis mon père, Jean, dans les années 1955. » Les archives familiales témoignent de cette continuité, avec des photos en noir et blanc qui ont progressivement laissé place à des clichés en couleur, illustrant quatre générations de passion pour le ballon rond.
Cette histoire familiale se poursuit avec la demi-finale de la Coupe du Monde 2026, où la France affronte l’Espagne, un moment qui promet d’ajouter un nouveau chapitre aux souvenirs déjà riches de la famille.
Comment la passion du football est-elle entrée dans votre vie, et quel est le premier grand souvenir d’enfance que vous lui associez ?
Jean Bonassies (JB) : « La passion du football est venue de l’enthousiasme des copains à se rassembler autour du ballon rond. Après la guerre, le foot représentait un moyen d’évasion de la maison, car nous devions aider régulièrement aux travaux agricoles. Mon grand plaisir était de fouler le stade municipal à L’Isle-en-Dodon, car j’en avais souvent tracé les lignes moi-même avec des seaux de plâtre. »
Jean-Pierre Bonassies (JPB) : « Ma passion du ballon rond a débuté en Haute-Garonne, puis elle s’est installée dans le Gers. J’avais commencé en jouant au rugby, mais une rencontre sportive décisive a changé la donne. Sous les yeux d’un président de club, j’ai marqué un coup franc qui a marqué le début de ma carrière. »
Cette passion trouve-t-elle ses racines plus loin dans votre histoire familiale ?
JB : « Mon père a joué au football avant la guerre, faisant partie de la première équipe de L’Isle-en-Dodon en 1925. »
JPB : « Je n’ai pas connu mon grand-père, mais des photos annotées par ma grand-mère montrent sa passion. Mon père parle toujours de l’esprit d’équipe qui les unissait. »
Si on ne devait retenir qu’un seul match que vous avez vécu tous les deux, ce serait lequel et pourquoi ?
JB : « Incontestablement, la date du 12 juillet 1998 reste gravée dans ma mémoire. Nous avons regardé ensemble cette finale qui a suscité beaucoup d’espoir. L’intervention de Fabien Barthez et le but d’Emmanuel Petit ont été des moments inoubliables. »
JPB : « Pour moi aussi, ce sera cette finale de la première étoile. Nous étions partis de Lombez avec notre famille, et au fil du match, l’espoir a grandi, jusqu’au 3 à 0 final. »
Si vous deviez comparer le football de vos débuts avec celui d’aujourd’hui, quelle est la plus grande transformation qui vous frappe ?
JB : « Le football est devenu plus complexe avec des règlements stricts. L’afflux d’argent a changé la mentalité. Le niveau amateur doit rester amateur. »
JPB : « L’esprit d’équipe et la solidarité demeurent, mais les moyens de communication et la visibilité du sport ont modifié la donne. »
Pour terminer : quel est votre pronostic pour le sacre le 19 juillet ?
JB : « L’équipe de France fait un très beau parcours. Pour moi, la France est la favorite. »
JPB : « J’aimerais que la bande à Deschamps décroche la troisième étoile, peut-être lors d’un remake de France – Argentine. »
Cette saga familiale continue d’écrire son histoire, alors que la passion du football perdure à travers les générations.
Source : La Dépêche du Midi
