La croissance économique chinoise devrait ralentir à 4,5% au deuxième trimestre 2026
La Chine devrait connaître un ralentissement de sa croissance économique au deuxième trimestre 2026, avec une prévision de 4,5% selon un panel d’analystes. Ce chiffre marque une baisse par rapport aux 5% enregistrés au premier trimestre, tout en maintenant le pays sur la trajectoire de son objectif annuel, fixé autour de 5%.
Un essoufflement malgré des exportations solides
L’économie chinoise, qui a traditionnellement reposé sur les exportations, doit faire face à un marasme prolongé de son secteur immobilier et à une consommation intérieure faible. Les exportations ont néanmoins connu une hausse significative au premier semestre 2026, soutenues par la demande pour des technologies liées à l’intelligence artificielle (IA) et à l’automobile. En mai 2026, les exportations ont augmenté de 20% par rapport à l’année précédente, tandis qu’en 2025, la Chine avait enregistré un excédent commercial record de 1 200 milliards de dollars.
Une demande intérieure toujours atone
L’économie chinoise a montré une certaine résilience face aux chocs énergétiques et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement. Cependant, l’affaiblissement de la demande mondiale a eu un impact négatif sur les ventes de biens de consommation d’entrée de gamme et sur les petits exportateurs. Les ventes au détail ont diminué pour la première fois en trois ans en mai 2026, un signe inquiétant du moral des ménages et des entreprises.
Contexte international et incertitudes
La guerre au Moyen-Orient, débutée fin février 2026, a aggravé la situation économique en faisant grimper les prix du pétrole, ce qui pourrait freiner la croissance mondiale et diminuer la demande pour les exportations chinoises. De plus, la trêve douanière conclue avec Washington en fin 2025 doit expirer en novembre 2026, et l’Union européenne envisage des mes pour protéger ses industries, ce qui pourrait affecter les exportations chinoises.
Perspectives et mes attendues
Pour soutenir la croissance au second semestre, de nouvelles mes pourraient être nécessaires, surtout si la dynamique des exportations liées à l’IA diminue. Pékin devrait se concentrer sur des politiques favorisant l’investissement et le soutien aux services et à l’emploi. La capacité de la Chine à maintenir sa croissance dépendra d’une reprise significative de la consommation des ménages et d’un retour de la confiance du secteur privé.
Source : Analyse d’experts économiques
