Aux États-Unis, la Cour suprême sanctuarise le droit du sol, un revers majeur pour Trump

La Cour suprême des États-Unis confirme le droit du sol, un revers pour Donald Trump

La Cour suprême américaine a rejeté, mardi, la remise en cause par Donald Trump du droit du sol, un élément fondamental de l’identité américaine. Par un vote de six voix contre trois, incluant le président de la Cour, John Roberts, et trois juges progressistes, la Cour a annulé un décret controversé signé par Trump le 20 janvier 2025, qui visait à supprimer ce droit pour les enfants d’immigrés en situation irrégulière.

Ce décret, déclaré inconstitutionnel par toutes les juridictions inférieures, était perçu par Trump comme un moyen de dissuader l’immigration clandestine, qu’il considère comme une priorité à combattre.

Dans son arrêt, John Roberts a affirmé que les enfants nés aux États-Unis de parents « présents illégalement ou temporairement » sont « citoyens par la naissance en vertu du 14e amendement » de la Constitution. Il a souligné que « la citoyenneté, à l’époque comme aujourd’hui, était le droit d’avoir des droits, de participer librement à notre communauté politique ».

Cette décision représente le troisième revers important pour Trump de la part de la Cour suprême ces derniers mois, après l’invalidation de ses droits de douane en février et le maintien en poste d’une gouverneure de la Banque centrale qu’il souhaitait révoquer. Trump a exprimé son mécontentement sur son réseau Truth Social, affirmant que la décision était « vraiment mauvaise » pour les États-Unis, mais a également suggéré qu’une abolition législative du droit du sol était envisageable.

Cependant, des experts juridiques, comme Gerard Magliocca, estiment que la Cour a tranché de manière définitive sur cette question, rendant improbable tout retour en arrière. Cecillia Wang, directrice juridique de l’ACLU, a déclaré que cette décision réaffirme une promesse américaine fondamentale : « si vous êtes né ici, vous êtes citoyen de ce pays », ajoutant qu’un président ne peut pas modifier la Constitution par simple décret.

Source : Le Télégramme.

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *