Nous consommons 37 boîtes de médicaments par an

Les Tarn-et-Garonnais consomment en moyenne 37 boîtes de médicaments par an

Les dernières données fournies par la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) révèlent que les assurés de Tarn-et-Garonne se voient rembourser en moyenne 37 boîtes de médicaments chaque année, pour un coût total de 452 euros. Ce chiffre est très proche de la moyenne régionale, qui s’élève à 38 boîtes et 443 euros par assuré.

En 2025, environ 5,6 millions d’assurés en Occitanie ont bénéficié d’au moins un remboursement de médicament, totalisant 2,5 milliards d’euros, soit une augmentation de 5,2 % par rapport à l’année précédente. Cette hausse est attribuée à plusieurs facteurs, notamment le vieillissement de la population, l’augmentation des maladies chroniques et l’introduction de traitements innovants, souvent plus coûteux.

Le paracétamol reste l’un des médicaments les plus prescrits, avec 1 588 343 boîtes délivrées en 2025 pour 153 087 consommateurs dans le département, représentant un remboursement de 1,45 million d’euros. Cette consommation massive souligne l’importance d’une utilisation raisonnée pour éviter les risques de surdosage.

Au fil des années, les classes thérapeutiques les plus coûteuses ont évolué. Les traitements pour les cancers, les maladies rares et certaines maladies auto-immunes prennent de plus en plus d’importance dans les remboursements, tandis que les dépenses pour les médicaments plus anciens, comme les antalgiques courants, diminuent, en partie grâce à la montée des génériques.

L’inflation des coûts des médicaments est marquante : en 2015, un seul médicament dépassait les 100 000 euros par an par patient, alors qu’aujourd’hui, 21 médicaments franchissent ce seuil, dont 10 coûtent plus de 185 000 euros par an. De plus, deux traitements coûtent désormais plus d’un million d’euros par patient et par an, comme le médicament Kalydeco, utilisé pour certaines formes de mucoviscidose.

Face à cette situation, l’Assurance maladie appelle à un usage plus responsable des médicaments, notant que 40 % des prescriptions ne sont pas consommées, entraînant un gaspillage économique et environnemental. Elle encourage également le recours aux génériques et biosimilaires, dont les économies pourraient financer des innovations coûteuses.

Pour la CPAM, le défi est de garantir l’accès aux traitements innovants tout en maintenant l’équilibre financier du système de santé solidaire, un enjeu crucial à l’heure où les besoins de santé continuent de croître.

Source : Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM)

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