La folie du skyr : un produit laitier en pleine expansion
Près de la moitié des Français consomment désormais du skyr, un produit laitier riche en protéines qui a envahi les rayons des supermarchés. Ce laitage d’origine islandaise, connu pour sa faible teneur en matières grasses, est proposé sous diverses formes, allant des pots traditionnels aux gourdes à boire. Cependant, la question se pose : le skyr est-il vraiment bon pour la santé ?
Jusqu’à récemment, le skyr était encore méconnu en France. Aujourd’hui, il est devenu une référence dans les rayons frais, se vendant entre 3 et 8 euros le kilogramme, soit près de deux fois le prix des yaourts classiques. Jérôme Caillère, un consommateur régulier, explique que même si le skyr est plus cher, sa sensation de satiété l’incite à en consommer moins.
Face à une demande croissante, des enseignes comme Carrefour proposent désormais 170 références de skyr, un chiffre en hausse de 33 % par rapport à l’année précédente. Selon Corinne Dauby, directrice marketing des marques Carrefour, les ventes de skyr ont augmenté d’environ 35 % récemment, après avoir doublé les années précédentes.
La production de skyr implique des méthodes spécifiques, notamment l’utilisation de lait écrémé qui est filtré pour en extraire le petit-lait. Cette technique nécessite trois fois plus de lait que celle du yaourt classique, ce qui se reflète dans le prix final. Vincent Favier, directeur d’une laiterie coopérative, souligne que le skyr est un produit concentré, justifiant son coût plus élevé.
Concernant ses bienfaits, un nutritionniste met en garde contre les versions aromatisées, souvent riches en sucre. Par exemple, un pot de skyr au caramel peut contenir 11,3 grammes de sucre, soit l’équivalent de plus de deux morceaux. De plus, les produits ultratransformés peuvent contenir des additifs peu connus.
En résumé, bien que le skyr soit une source de protéines appréciée, il est essentiel de prêter attention aux ingrédients et aux apports en sucre, surtout pour ceux qui consomment déjà suffisamment de protéines dans leur alimentation quotidienne.
Source : Franceinfo


