La Confédération refuse l’accès de Palantir à ses données en raison de préoccupations sécuritaires.

Pourquoi la Confédération rejette le géant américain Palantir

La Confédération suisse rejette les offres de Palantir

La Confédération suisse a refusé à plusieurs reprises de collaborer avec le géant américain Palantir, ayant rejeté au moins neuf propositions en l’espace de sept ans. Bien que les capacités technologiques de l’entreprise aient été jugées impressionnantes par certaines autorités fédérales, elles ont également été considérées comme superflues. Des préoccupations relatives à la souveraineté numérique et aux risques de réputation ont contribué à cette décision.

Palantir, qui possède des bureaux à Zurich, n’a pas réussi à convaincre les agences fédérales suisses, qui n’ont jusqu’à présent aucun client gouvernemental lié à l’entreprise. Une enquête du magazine zurichois Republik, publiée en décembre 2025, a révélé que les offres de Palantir avaient été systématiquement rejetées pour diverses raisons.

Eugenio Benincasa, chercheur en cybersécurité à l’EPFZ, souligne que les questions de dépendance à des logiciels étrangers et de confidentialité ont particulièrement préoccupé l’armée suisse. De plus, les relations tendues entre l’administration Trump et l’Europe ont exacerbé les craintes concernant la dépendance technologique vis-à-vis d’un fournisseur américain.

Alors que Palantir est actif en Europe depuis dix ans, d’autres pays, comme la France et l’Allemagne, ont récemment opté pour des solutions locales, remettant en question la nécessité de recourir à des technologies américaines. Ce changement pourrait poser la question de la compétitivité de la Suisse dans le domaine de l’analyse de données.

Le logiciel de Palantir est largement utilisé dans divers secteurs, notamment la sécurité et la défense, où il permet d’analyser des données complexes pour des décisions opérationnelles. Cependant, l’expert Benincasa note que l’importance de ces technologies varie selon les contextes, et que certaines ne sont pas urgentes pour tous les domaines.

Source : Gianmaria Giulini (RSI)

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