Serions-nous devenus à jamais des vassaux numériques ?
Dans son essai, Virginie Rozière analyse la perte de souveraineté numérique de l’Europe, un enjeu majeur qui menace les fondements de la démocratie. L’ouvrage souligne la dépendance croissante de l’Europe vis-à-vis des grandes plateformes étrangères, l’économie de l’attention et le phénomène de désinformation qui fragilisent le rapport à la vérité.
Rozière évoque des signes de résistance à cette dérive, notamment à travers des initiatives de régulation européenne et des mouvements citoyens. Elle plaide pour la création d’une nouvelle « Communauté européenne du code et des algorithmes », inspirée de la Communauté européenne du charbon et de l’acier, fondée sur quatre piliers : la régulation, la considération, l’information et l’éducation.
L’ouvrage s’inscrit dans un contexte où l’Europe est perçue comme une « colonie numérique », subissant l’influence d’un « soft power » américain qui se durcit. La perte de souveraineté est ainsi décrite comme avérée, avec des conséquences potentiellement désastreuses pour les démocraties européennes.
Virginie Rozière, ancienne directrice du numérique au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, met en avant l’urgence d’agir pour préserver la démocratie à l’ère numérique.
Source : Virginie Rozière, « De la démocratie en numérique ».

