3I/ATLAS : la comète interstellaire serait bien plus vieille que le Soleil, elle aurait 12 milliards d'années

La comète interstellaire 3I/ATLAS pourrait être plus vieille que le Soleil

Une étude publiée en juin 2026 dans Nature Astronomy par une équipe dirigée par Martin Cordiner, au centre Goddard de la NASA, révèle que l’eau de la comète interstellaire 3I/ATLAS contient une quantité d’hydrogène lourd bien plus élevée que celle de tout autre objet glacé connu dans notre voisinage. Cette découverte, réalisée grâce aux observations du télescope spatial James Webb et d’un réseau d’antennes au Chili, indique que la comète s’est formée dans des conditions de froid extrême, à une époque où notre Soleil n’existait pas encore.

L’analyse de l’eau de la comète a mis en évidence une proportion inhabituelle de deutérium, une forme lourde de l’hydrogène. Cette caractéristique suggère que 3I/ATLAS s’est formée dans un environnement particulièrement froid, près de -243 degrés Celsius, presque au contact du zéro absolu. Le contenu en hydrogène lourd de cette comète est près de trente fois supérieur à celui des comètes du Système solaire.

D’après les chercheurs, la comète pourrait avoir jusqu’à 12 milliards d’années, ce qui la rendrait presque trois fois plus ancienne que notre Système solaire, qui a environ 4,6 milliards d’années. Ce phénomène pourrait faire de 3I/ATLAS un vestige de l’époque cosmique où les étoiles naissaient en abondance.

Une analyse antérieure menée par Matthew Hopkins à l’université d’Oxford en 2025 avait déjà placé l’origine de la comète dans le disque épais de la Voie lactée, suggérant qu’elle pourrait avoir environ 7 milliards d’années, avec une probabilité de deux sur trois d’être plus vieille que le Soleil. Ces deux études convergent vers la même conclusion : 3I/ATLAS est un objet plus ancien que tout ce qui a été observé jusqu’à présent.

Repérée pour la première fois le 1er juillet 2025 par le télescope de surveillance ATLAS, cette comète est seulement le troisième corps interstellaire identifié, après ‘Oumuamua en 2017 et Borisov en 2019. Elle constitue un fragment de chimie provenant d’un autre système planétaire, accessible sans nécessiter de missions spatiales.

Cependant, la fenêtre d’observation de 3I/ATLAS se referme alors qu’elle traverse le Système solaire. Les astronomes se précipitent pour étudier ses caractéristiques avant qu’elle ne disparaisse définitivement, espérant comparer sa composition avec celle des comètes formées autour du Soleil et comprendre les différences de production de glaces par d’autres étoiles.

Source : Nature Astronomy

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