Plus vite que Neuralink : la Chine autorise la vente d'un implant cerveau-machine

Plus vite que Neuralink : la Chine autorise la vente d’un implant cerveau-machine

La Chine a récemment donné son feu vert au déploiement commercial d’un implant cerveau-machine, suite à des essais réussis qui ont permis à un patient paralysé de retrouver l’usage de ses mains. Le gouvernement prévoit une intégration rapide de cette technologie dans son système d’assurance maladie, visant une démocratisation de ces dispositifs dans les années à venir.

Les interfaces cerveau-ordinateur, longtemps considérées comme de la science-fiction, commencent à prendre forme. Alors que des entreprises comme Neuralink ont réalisé des essais cliniques, leur déploiement à grande échelle n’a pas encore eu lieu en Occident. À l’inverse, la Chine soutient activement ce secteur, et le régulateur chinois a récemment validé un implant cérébral après des essais concluants sur un patient.

En Chine, un patient paralysé retrouve l’usage de ses mains grâce à une interface cerveau-machine

Dong Hui, un habitant de la province du Henan, a été paralysé pendant six ans à la suite d’un accident de voiture. Bien qu’il puisse légèrement bouger ses bras, il n’avait pas la capacité de contrôler ses mains. Après avoir décidé de se faire implanter une interface cerveau-ordinateur, appelée Neo, développée par la startup Neuracle Technology en collaboration avec l’université Tsinghua de Pékin, Dong a réussi, après onze mois de rééducation, à écrire son nom et à attraper une balle.

Cet implant, de la taille d’une pièce de monnaie, nécessite une intervention d’une heure et demie pour être posé. Contrairement à d’autres dispositifs, il n’est pas inséré directement dans le tissu cérébral, mais placé à la surface de la membrane protectrice du cerveau. Des capteurs captent les signaux électriques et les transmettent sans fil à un récepteur intégré dans l’os du crâne, qui envoie les données à un ordinateur externe pour traduire ces signaux en commandes pour un gant robotique.

Production à grande échelle et soutien du gouvernement : les implants cérébraux vont se démocratiser en Chine

Dong Hui est l’un des premiers en Chine à recevoir une interface cerveau-ordinateur. Le soutien du gouvernement chinois dans le domaine des implants cérébraux est significatif. L’implant Neo a bénéficié d’un processus de validation rapide et a déjà été intégré au système d’assurance maladie, recevant un code unique. Avinash Singh, chercheur à l’Université de Technologie de Sydney, souligne qu’aucune autre nation n’a une ambition comparable à celle de la Chine dans ce domaine. L’implant est désormais accessible aux personnes souffrant de paralysie des membres due à des lésions de la moelle épinière. Les essais concluants de l’implant Neo ouvrent la voie à une production à grande échelle et à une utilisation clinique en Chine.

Source : MIT Technology Review

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