La cave coopérative rend hommage à Thomas Jefferson, grand amateur du muscat de Frontignan

La cave coopérative rend hommage à Thomas Jefferson

Pour célébrer le bicentenaire de la mort de Thomas Jefferson, la cave coopérative de Frontignan organise une soirée américaine et une série d’animations le 4 juillet. Cet événement rendra hommage à celui qui a fait connaître le muscat de Frontignan aux États-Unis.

Il y a 239 ans, Jefferson était en visite à Frontignan, où il découvrit le muscat de Frontignan, un vin d’exception alors considéré comme un vin de luxe. Le 4 juillet, date marquant à la fois le bicentenaire de sa mort et le 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance américaine, la ville honorera cet homme politique en reconstituant son arrivée à Frontignan, accompagnée d’une dégustation de vins.

La cave coopérative passe à l’heure américaine

Les festivités débuteront le 26 juin avec une soirée américaine réservée aux coopérateurs et invités. La « Cuvée du président Thomas Jefferson », produite à 20 000 bouteilles par an depuis 1987, sera mise à l’honneur, accompagnée d’hymnes américains interprétés par des musiciens.

Un portrait de Jefferson sera exposé dans la cave, entouré de drapeaux américains. Une vitrine présentera des objets rares, dont un moulage d’une bouteille de muscat gravée à ses initiales et une pièce de monnaie de l’époque.

Le muscat à la table des Pères Fondateurs

Thomas Jefferson, ministre plénipotentiaire des États-Unis en France de 1784 à 1789, a parcouru 4 000 kilomètres en calèche en 1787, visitant 35 villes. Lors de son passage à Frontignan le 12 mai 1787, il goûta un muscat rouge chez le docteur Lambert, une expérience qui marquera sa vie.

De retour aux États-Unis, il passa commande de 250 bouteilles de muscat de Frontignan, dont la moitié était gravée aux initiales de son ami Georges Washington. Ce vin, servi à la Maison Blanche, continue de séduire les amateurs du monde entier aujourd’hui.

Ironiquement, Jefferson a également introduit le muscat de Frontignan au premier ambassadeur français des États-Unis, illustrant ainsi l’idée que « nul n’est prophète en son pays ».

Source : Midi Libre

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