La capitalisation des retraites critiquée par les économistes Thesmar et Landier

La capitalisation n’est pas la recette miracle pour les retraites

Longtemps considérée comme un sujet délicat en France, la capitalisation a gagné en visibilité lors de la récente campagne présidentielle. Plusieurs figures politiques ont exprimé leur soutien à cette approche pour financer le système de retraite. Edouard Philippe a proposé une capitalisation obligatoire de 15 %, tandis que Bruno Retailleau envisage de la transformer en un deuxième pilier. Gabriel Attal a qualifié cette méthode de « bonne pour les pensions », et Marine Le Pen a exprimé son approbation pour une « capitalisation volontaire ». Fait notable, même certains membres de la gauche, tels que François Hollande et Philippe Brun, ont manifesté un intérêt pour cette option.

Cependant, les économistes Philippe Thesmar et Olivier Landier mettent en garde contre l’idée que la capitalisation pourrait résoudre les problèmes de financement des retraites. Selon eux, cette approche ne représente pas une solution miracle. Ils soulignent que la capitalisation peut engendrer des inégalités et que son efficacité dépend de nombreux facteurs, notamment des performances des marchés financiers.

En 2021, l’INSEE a rapporté que le taux de pauvreté en France s’élevait à 14,8 %, et une partie significative des retraités vit avec des revenus inférieurs au seuil de pauvreté. Dans ce contexte, la question de la durabilité et de l’équité du système de retraite demeure cruciale.

La discussion sur la capitalisation s’inscrit donc dans un débat plus large sur la pérennité et l’équité du système de retraite français, où les solutions doivent être soigneusement évaluées pour éviter d’aggraver les disparités existantes.

Source : L’Express

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