Sur Internet, la confiance a un propriétaire, et il siège en Californie

La confiance numérique : un enjeu de souveraineté

Chaque connexion sécurisée sur Internet repose sur un petit nombre d’autorités privées et quatre éditeurs de navigateurs, tous basés aux États-Unis. Ce système, bien que fonctionnel, soulève des questions sur la souveraineté numérique, un sujet souvent omis dans les débats publics.

Contexte factuel

Lorsqu’un navigateur affiche un cadenas à côté d’une adresse web, il confirme qu’une autorité de certification a validé l’identité du site. Environ cinquante de ces autorités sont reconnues mondialement, mais la décision de confiance est contrôlée par Google, Apple, Microsoft et Mozilla. Chrome, par exemple, détient près de deux tiers du marché de la navigation, ce qui lui confère un pouvoir considérable sur la confiance numérique mondiale.

Données ou statistiques

En 2017, Google a cessé de reconnaître les certificats de Symantec, un acteur majeur, et a retiré sa confiance à Entrust en 2024. En 2021, l’autorité espagnole Camerfirma a également été exclue des navigateurs pour non-conformité. Ces décisions ont été prises sans recours judiciaire et ont eu des conséquences immédiates pour les entreprises concernées.

Conséquence directe

L’absence de régulation étatique dans ce domaine signifie que des décisions prises par des entreprises privées peuvent avoir des répercussions globales sur la sécurité numérique, soulevant ainsi des préoccupations quant à la légitimité de ce système.

Source : Revue Conflits.

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *