La Belgique cherche à renforcer ses relations avec les pays de l’AES au Niger.

Au Niger, le chef de la diplomatie belge souhaite «retisser des liens» avec les pays de l’AES

Au Niger, le chef de la diplomatie belge souhaite « retisser des liens » avec les pays de l’AES

Le Niger a accueilli, le 28 août 2026, le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, lors d’une visite officielle marquante. Cette rencontre, rare pour un représentant d’un État membre de l’Union européenne, a mis l’accent sur l’aide au développement, notamment dans le secteur de la santé. Avant de se rendre à Niamey, Prévot a passé trois jours à Ouagadougou, où il a discuté avec le président burkinabé Ibrahim Traoré.

Dans un contexte de tensions croissantes entre l’Union européenne et les pays d’Afrique de l’Ouest, le ministre a souligné l’importance de construire « une coopération de respect » entre les deux nations. Il a exprimé son désir de « jeter des ponts et à retisser des liens », tout en reconnaissant les divergences existantes. Prévot a également évoqué un « fossé d’incompréhension » entre l’UE et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), affirmant que la coopération demeure essentielle, surtout face aux enjeux sécuritaires.

« Je crois que c’est essentiel que l’on puisse retrouver le chemin d’un dialogue vertueux à renouveler avec l’Union européenne et ses États membres. La Belgique est un partenaire fiable de la coopération avec le Niger depuis plus de 55 ans », a-t-il déclaré.

Du côté burkinabè, cette visite est perçue comme un renforcement d’un partenariat établi depuis cinq décennies, visant à concrétiser les priorités d’Ouagadougou.

Cette rencontre intervient dans un climat diplomatique délicat, suite à la rupture des relations entre le Burkina Faso et la France, alors que le pays s’est récemment rapproché de la Russie. Maxime Prévot a affirmé qu’il était difficile de reprocher au Burkina Faso cette collaboration militaire avec Moscou, surtout lorsque les systèmes d’armement occidentaux leur sont systématiquement refusés.

À noter que le ministre belge ne se rendra pas au Mali, le troisième membre de l’AES, en raison de « contraintes de calendrier », tout en précisant que Bamako reste un partenaire important pour la Belgique.

Source : RFI

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