“Kim Jong-un était parfois si ivre qu’il en perdait la mémoire”

Kim Jong-un était parfois si ivre qu’il en perdait la mémoire

En décembre 2013, Kim Jong-un, le dirigeant nord-coréen, a exécuté son oncle, Jang Song-taek, ancien vice-président de la commission de défense nationale, pour trahison, parmi d’autres accusations. Cette décision a été prise dans un contexte de tensions internes au sein du régime, marqué par une gouvernance par la terreur.

Le 30 décembre 2013, lors d’un dîner avec sept hauts responsables, Kim aurait exprimé ses doutes sur la loyauté de Jang, évoquant la piété filiale et la nécessité de respecter un deuil de trois ans après la mort de son père, Kim Jong-il, en 2011. Il a justifié son acte en déclarant que la conduite de Jang était intolérable et a précisé que l’exécution avait été effectuée par flammes pour éviter de laisser des restes.

Durant ses premières années au pouvoir, Kim Jong-un a souvent exprimé ses difficultés à assumer son rôle, déclarant qu’il était fatigant de diriger seul un pays. Ce stress l’a conduit à des comportements autodestructeurs, notamment une consommation excessive d’alcool. Il était parfois si ivre qu’il en perdait la mémoire. Un exemple notable a eu lieu lors d’un banquet en 2016, où il a ordonné l’arrestation de Kim Pyong-ho, directeur adjoint du département de la propagande, avant d’oublier cet ordre quelques jours plus tard, lorsqu’il a demandé à le rencontrer pour skier.

En dépit de ses excès, le régime de Kim Jong-un semble s’être stabilisé. Il a éliminé les menaces potentielles à son pouvoir, consolidant son autorité autour de fidèles. Toutefois, des contradictions subsistent : Kim, ayant étudié en Suisse, est conscient que son pays doit se réformer pour s’adapter aux tendances internationales, mais cela pourrait également menacer le système héréditaire qu’il représente.

Au-delà des enjeux de pouvoir, la question de sa succession se pose. Kim Jong-un a une fille, Kim Ju-ae, mais le patriarcat en Corée du Nord complique ses chances de succéder à son père. Le régime pourrait chercher à asr une continuité héréditaire par la naissance d’un garçon.

Les diplomates nord-coréens, bien conscients des manques de leur régime, restent loyaux, bien qu’ils n’aient pas de pouvoir réel. La communauté internationale continue de surveiller la situation en Corée du Nord, notamment en ce qui concerne les droits humains et les ambitions nucléaires du pays.

Source principale : ASAHI SHIMBUN

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