Le nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, apporte plus de questions que de réponses
Le 17 juin, Kevin Warsh a tenu sa première conférence de presse en tant que président de la Réserve fédérale des États-Unis (Fed). Ce changement de leadership s’accompagne d’une évolution notable dans la communication de la banque centrale, marquée par un communiqué du FOMC réduit à 130 mots, contre 341 en avril.
Warsh a clairement signalé une rupture avec les politiques de son prédécesseur, Jerome Powell, en insistant sur l’inflation, qui demeure supérieure à la cible de 2 % depuis cinq ans. Il a exprimé son engagement à ramener la stabilité des prix, qualifiant cette période de « nouveau chapitre » pour la Fed.
Grands chantiers en perspective
Le président Warsh a annoncé la création de cinq groupes de travail, composés de membres de la Fed et d’experts externes, qui se concentreront sur divers enjeux, notamment la communication de la Fed, son bilan, les données utilisées, la productivité et les déterminants de l’inflation. Cependant, en se retranchant derrière ces groupes, Warsh a suscité plus de questions que de réponses.
Complexité accrue de la politique monétaire
Alors que Warsh a été nommé pour réduire les taux directeurs, les prévisions de taux des membres du FOMC indiquent une division : la moitié prône un statu quo ou une baisse, tandis que l’autre moitié envisage des hausses. La tendance actuelle des prix du pétrole, en baisse, pourrait influencer les décisions futures de la Fed. Toutefois, avec une communication en réduction, le suivi de la politique monétaire s’annonce plus complexe.
Source : Capital.