Keir Starmer promet son soutien à Andy Burnham lors de sa dernière séance au Parlement
(Londres) Le premier ministre britannique sortant, Keir Starmer, a promis mercredi d’apporter « tout son soutien » à son successeur, Andy Burnham, lors de sa dernière séance de questions au Parlement, un moment empreint d’émotion et d’humour.
« J’apporterai tout mon soutien à mon successeur. Je souhaite que ce gouvernement travailliste soit couronné de succès », a déclaré Starmer, qui a annoncé sa démission le 22 juin après des mois de pression au sein du Parti travailliste. Élu en juillet 2024 après 14 années de gouvernements conservateurs, il a vu sa popularité chuter en raison de plusieurs faux pas et d’une crise du coût de la vie.
Starmer passera la main à Burnham, ancien maire du Grand Manchester, vendredi à la tête du Labour, avant de céder son poste de premier ministre lundi. Ce dernier est perçu comme une personnalité plus charismatique et un communicant habile.
Lors de cette séance, Starmer a défendu son bilan, affirmant qu’il était « fier de laisser le pays en meilleur état qu’il ne l’a trouvé ». Les députés présents à la Chambre des communes ont salué son passage, habituellement marqué par des échanges parfois tendus entre le gouvernement et l’opposition.
L’atmosphère était cependant plus détendue, avec des plaisanteries sur le football, à la veille de la demi-finale de la Coupe du Monde 2026 entre l’Angleterre et l’Argentine. « Peu m’importe le score de ce soir, tant qu’on gagne », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il avait prévu de regarder le match à la télévision.
La cheffe de l’opposition conservatrice, Kemi Badenoch, a également adopté un ton moins conflictuel, tout en mettant en garde que changer de premier ministre ne résoudrait pas les problèmes du pays. Elle a souligné que les défis auxquels le Parti travailliste fait face pourraient ne faire que commencer.
Starmer a conclu sa dernière séance de questions par un retentissant « Goodbye », marquant ainsi la fin de son parcours politique, bien qu’il ait indiqué son intention de rester député pour le moment. À ses côtés, la ministre des Finances, Rachel Reeves, avait les larmes aux yeux, consciente des changements à venir.
Source : Agence France-Presse.
