Karfa Diallo quitte le groupe écologiste de la Région Nouvelle-Aquitaine
Karfa Diallo, élu indépendant et militant antiraciste, a annoncé son départ du groupe écologiste de la Région Nouvelle-Aquitaine après avoir été « blacklisté ». Dans un témoignage accordé à « Sud Ouest », il explique que, depuis un jour de juin, il n’a plus accès aux groupes de discussion, aux mails ou aux chats WhatsApp du collectif. Cette exclusion, selon lui, nuit à l’exercice de son mandat, car il a été privé des ressources nécessaires à son travail. De plus, il affirme avoir été soumis à des pressions pour démissionner de la commission permanente du Conseil régional, ce qu’il a refusé.
Diallo précise qu’aucun grief, faute ou insuffisance ne lui a été reproché, soulignant qu’il n’a jamais adhéré au mouvement écologiste. Il dénonce une sanction « sans procédure formelle » ni trace écrite, se basant uniquement sur un courriel d’une responsable du groupe qui aurait évoqué une « confiance fortement ébranlée » à cause de sa gestion de ses « affaires électorales personnelles ».
Le différend semble découler de « divergences stratégiques » avec l’ex-majorité écologiste, notamment en raison de l’abandon des quartiers populaires et de l’abandon du projet de Maison de la mémoire de l’esclavage, soutenu par son association, Mémoires et Partage. En janvier dernier, après avoir renoncé à présenter sa propre liste, Diallo avait rejoint la liste La France insoumise conduite par Nordine Raymond, ce qui a aggravé les tensions.
Il affirme avoir pris cette décision en toute transparence, sans remettre en cause son engagement envers le groupe écologiste. Cependant, certains élus et militants ont perçu sa candidature sur une liste concurrente comme une trahison, contribuant à la défaite de la liste de Pierre Hurmic. Diallo balaie cette accusation, affirmant que la perte est due à l’incapacité du mouvement à rassembler plutôt qu’à ses choix. Il critique également la « lâcheté » du procédé d’exclusion, qu’il considère comme symptomatique des « dérives mortifères » et « bureaucratiques » du parti vert.
(Source : Sud Ouest)



