Kamel Daoud relaxé dans une affaire de diffamation
Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé, le 8 septembre 2026, le romancier franco-algérien Kamel Daoud, poursuivi en diffamation par Saâda Arbane, qui l’accusait d’avoir volé son histoire pour son livre Houris, lauréat du prix Goncourt 2024. L’écrivain, absent lors du procès début juin, était accusé d’avoir déclaré, dans une interview parue dans Le Figaro en avril 2025, qu' »Alger peut déposer plainte contre Kamel Daoud en France, » sans mentionner le nom de Saâda Arbane.
Saâda Arbane, âgée de 32 ans et rescapée d’un massacre durant la décennie noire algérienne, soutient que l’auteur a utilisé sa tragédie personnelle pour son roman. Des procédures judiciaires ont été engagées en France et en Algérie, et sont toujours en cours. Le tribunal a estimé que « la partie civile n’est pas identifiable dans le propos qu’elle poursuit » et a jugé que « les poursuites étaient manifestement infondées. » Il a condamné Saâda Arbane à verser 1 euro de dommages et intérêts à Kamel Daoud et 1 500 euros au directeur de publication du Figaro, Marc Feuillée, pour préjudice moral.
L’avocate de Mme Arbane a affirmé que, bien que son nom ne soit pas cité, elle est identifiable dans les propos de Kamel Daoud. En revanche, l’avocate de Kamel Daoud a dénoncé un harcèlement judiciaire visant à l’épuiser. Ce dernier a également été récemment condamné à trois ans de prison ferme en Algérie pour avoir abordé la guerre civile algérienne dans Houris, sans être représenté par un avocat lors de cette audience.
(Source : AFP)
