Kaja Kallas défend le Service européen pour l’action extérieure face aux spéculations de réforme
Kaja Kallas, responsable de la politique étrangère de l’Union européenne (UE), a affirmé que « le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) est là pour rester », en réponse à un article rapportant des efforts franco-allemands pour « démanteler » cet organe. Dans un courriel adressé au personnel, Kallas a rejeté les rumeurs concernant l’avenir du service diplomatique de l’UE.
Elle a souligné que les rôles et responsabilités des institutions de l’UE sont clairement définis dans les traités, un cadre qui demeure inchangé. Kallas a également exprimé son engagement en faveur d’un SEAE fort, garant d’une politique étrangère et de sécurité européenne plus robuste, indiquant que ses homologues ministres partagent cette volonté.
Créé en 2010, le SEAE est un service de politique étrangère autonome dirigé par le haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, un poste actuellement occupé par Kallas, ancienne Première ministre estonienne. Selon des informations de Reuters, un document élaboré par des responsables français propose trois options : confier toutes les responsabilités diplomatiques à la Commission, les transférer au Conseil de l’UE, ou renforcer à la fois le SEAE et les pouvoirs de Kallas.
Un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a confirmé que des discussions sont en cours concernant l’avenir du SEAE, mais a précisé que ces réflexions doivent émaner de Kallas et de son équipe. Kallas a insisté sur l’importance de renforcer la capacité d’action collective de l’Union face aux défis contemporains, qui nécessitent une plus grande cohérence et des partenariats solides.
Le ministère allemand des Affaires étrangères a également souligné la nécessité d’une UE forte et d’une politique étrangère européenne efficace, affirmant que depuis la création du SEAE, des efforts sont déployés pour améliorer les processus décisionnels.
Kallas se trouve dans une dynamique de pouvoir avec Ursula von der Leyen, présidente de la Commission, sur la direction des travaux de l’UE en matière de politique étrangère.
Source : Euractiv, Reuters
