Violences sexuelles sur mineurs : près d’un millier d’incarcérations depuis le scandale Lyhanna
Depuis le lancement d’une revue complète des dossiers de violences sexuelles sur mineurs par le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, il y a moins de deux mois, 924 individus ont été incarcérés en France. Cette initiative a été déclenchée à la suite de la mort de la petite Lyhanna dans le Gers, un événement qui a suscité une onde de choc dans le domaine de la justice pénale. Deux semaines auparavant, le ministre avait annoncé un premier bilan de 675 personnes écrouées, chiffre révisé à la hausse en raison des difficultés rencontrées pour passer en revue tous les dossiers, certains n’ayant pas été étudiés.
Depuis la mi-juillet, le ministre de la Justice a rencontré individuellement les 36 procureurs généraux du pays pour discuter des obstacles procéduraux rencontrés. Lors d’une réunion le 8 juin, il avait exprimé son mécontentement face à ce qu’il considère comme un « terrible échec » de l’institution judiciaire. Ce recensement a conduit à l’ouverture de 1 753 nouvelles informations judiciaires, soit une augmentation de 271 % par rapport à l’année précédente.
Le ministère de la Justice a souligné que la réévaluation des dossiers a permis d’accélérer le traitement des affaires les plus graves, y compris des enquêtes qui traînaient depuis de nombreuses années. Au 15 juillet, plus de 85 000 plaintes avaient été recensées, bien que 18 % n’aient pas encore pu être examinées.
En première ligne depuis l’éclatement du scandale, Gérald Darmanin a défendu l’indépendance des magistrats, affirmant qu’il ne peut pas intervenir dans des dossiers individuels. Il a également mis en avant les circulaires de politique pénale qu’il a diffusées, qui priorisent les dossiers concernant les femmes et les mineurs victimes. Le garde des Sceaux a été personnellement interpellé lors de manifestations organisées chaque lundi devant son ministère.
Source : Le Progrès


