Judy Mikovits : figure controversée du militantisme antivaccin
Judy Mikovits, biologiste américaine née en 1958, s’est fait connaître en tant que protagoniste du film conspirationniste « Plandemic », diffusé en mai 2020. Sa carrière débute en 1988 en tant que technicienne de laboratoire au National Cancer Institute, où elle obtient un doctorat en biochimie et biologie moléculaire en 1991. En 2009, elle cosigne une étude dans la revue Science liant un rétrovirus de souris au syndrome de fatigue chronique. Cependant, cette étude est rétractée en décembre 2011 après que d’autres laboratoires n’ont pas pu reproduire ses résultats.
La même année, Mikovits est licenciée de son institut de recherche au Nevada. Elle se tourne alors vers le militantisme antivaccin et devient une figure emblématique de ce mouvement. C’est avec le film « Plandemic » qu’elle accède à une notoriété accrue, se positionnant comme une égérie de la complosphère.
En 2020, elle publie La Peste de la corruption, coécrit avec Kent Heckenlively, dans lequel elle dénonce une prétendue collusion entre médecins, laboratoires et gouvernements, accusant ces acteurs de fausser la science pour promouvoir des vaccins et des médicaments inefficaces. Mikovits émet également des affirmations non fondées sur le Covid-19, déclarant que les vaccins « ont tué des millions de personnes », une affirmation largement rejetée par la communauté scientifique.
Les déclarations et les écrits de Mikovits continuent de susciter des débats et des controverses au sein de la communauté scientifique et du grand public, illustrant les tensions persistantes autour de la vaccination et de la confiance dans les institutions de santé.
(Source : Conspiracy Watch)
