JP Morgan et Citigroup avertissent le gouvernement britannique sur une potentielle hausse des impôts

Jamie Dimon, le PDG de JP Morgan, a mis en garde le ministre des Finances britannique, John Healey, contre les conséquences d’une augmentation des impôts sur les bénéfices des banques, qui ont atteint des niveaux record cette année. Lors d’une conversation téléphonique, Dimon a exprimé ses préoccupations concernant la possibilité de délocalisations d’emplois dans le secteur bancaire, crucial pour l’économie britannique.

En revanche, le Congrès des syndicats britanniques (TUC) appelle le gouvernement à cibler les profits élevés des banques pour financer des mes de soutien au pouvoir d’achat. Actuellement, les banques britanniques sont soumises à un taux d’imposition sur les sociétés de 28 %, supérieur au taux standard de 25 %. Le TUC propose d’augmenter cette surtaxe, avec des recettes potentielles estimées entre 28 et 70 milliards d’euros sur quatre ans.

Dimon a précédemment souligné que la taxation des banques, bien que séduisante, pourrait avoir des effets négatifs sur l’économie. Il a également indiqué que la construction du nouveau siège de JP Morgan à Canary Wharf dépendait d’un « environnement commercial positif » au Royaume-Uni. Jane Fraser, la directrice de Citigroup, a également exprimé son inquiétude, affirmant que « l’argent vote avec ses pieds » et qu’elle ne souhaite pas voir Londres se dégrader.

Profits en forte hausse

Les bénéfices des principales banques britanniques ont considérablement augmenté récemment. Au deuxième trimestre, les profits de HSBC ont grimpé de 60 % pour atteindre 10 milliards de dollars, tandis que les bénéfices cumulés des autres grandes banques comme Barclays et Natwest ont dépassé 40 milliards de dollars au cours des six premiers mois de l’année. JP Morgan a également annoncé un bénéfice record de 21,2 milliards de dollars, le plus élevé jamais réalisé par une banque américaine en un trimestre.

Le TUC a estimé que les grandes banques, bénéficiant de la hausse des taux d’intérêt et de la crise des emprunteurs hypothécaires, pourraient se permettre de payer plus d’impôts. Pour l’heure, le gouvernement britannique n’a ni confirmé ni infirmé l’éventualité d’une hausse d’impôts, précisant que les décisions fiscales relèvent de la compétence du chancelier.

Ralentissement de la croissance

Depuis l’arrivée au pouvoir d’Andy Burnham, des baisses d’impôts pour les particuliers ont été annoncées, notamment une réduction de la TVA sur l’électricité, alors que l’inflation a atteint des niveaux élevés, affectant le pouvoir d’achat des Britanniques. En parallèle, le ralentissement de la croissance, bien que jugé « relativement solide » par l’Office national des statistiques, pourrait compliquer la présentation du budget par le chancelier.

Source : Financial Times, BFM TV.

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