Congés illimités, mais une prise de risque mesurée : le parcours de Joy, cheffe de produit dans une start-up
En avril 2024, Joy a terminé un contrat à durée déterminée (CDD) non renouvelé dans une start-up spécialisée dans une application de santé. « En mai 2024, j’ai donc repris mes recherches d’emploi. Je visais essentiellement des start-up avec des cultures de travail basées sur la confiance, de préférence avec des effectifs jeunes et une vraie volonté de soutenir l’innovation », explique la jeune femme de 27 ans. En septembre 2024, elle a intégré une start-up francilienne qui développe des logiciels de recrutement en tant que cheffe de produit. Joy a choisi cette entreprise non pas pour ses valeurs ou son projet, mais pour ses « congés libérés », un atout qui correspond parfaitement à sa pratique du surf.
Originaire du Sud-Ouest, Joy surfe depuis l’âge de 16 ans. « J’ai un petit groupe d’amis, qui travaillent essentiellement en freelance, que je retrouve régulièrement sur les meilleurs spots de surf d’Europe. Nous essayons de nous réunir tous les deux mois pour surfer », précise-t-elle. Grâce à la flexibilité de son emploi, elle peut poser des jours de congé à la dernière minute, en fonction des conditions météorologiques. « Lorsque les vagues s’annoncent ‘propres’, je prends deux jours de congé que je colle au week-end et je pars vers Biscarrosse », raconte-t-elle.
Bien qu’elle ait la possibilité de prendre un nombre illimité de jours de congé, Joy ne se sent pas à l’aise de les utiliser pleinement. « J’ai un peu peur du regard des autres, notamment du CEO de ma boîte. Le management est certes basé sur la confiance. Pour autant, je crains de passer à côté de belles perspectives d’évolution si je suis absente plus souvent que les autres », admet-elle. En 2025, elle a pris un peu plus de six semaines de congés, un chiffre légèrement supérieur aux cinq semaines de congés payés habituelles.
Idéalement, Joy souhaiterait prendre une semaine de congé par mois pour se consacrer à sa passion, mais elle estime que ce rythme n’est pas compatible avec son statut de salariée. Elle envisage même de déménager dans le Sud-Ouest et de se lancer à son compte pour mieux concilier travail et passion.
Sources : Le Figaro Emploi.



