Journée mondiale de la santé sexuelle : une mobilisation régionale pour informer, prévenir et accompagner
Le 4 septembre, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé sexuelle, une mobilisation collective s’est intensifiée en Île-de-France. Divers acteurs, tels que les associations, les CeGIDD, les centres de santé sexuelle et les établissements d’enseignement, se sont unis pour mener des actions de prévention, de dépistage, d’information et de sensibilisation.
L’Agence Régionale de Santé (ARS) Île-de-France a mis en ligne une cartographie régionale, permettant au grand public d’accéder aux initiatives locales en matière de santé sexuelle. Cet outil valorise les efforts des nombreux partenaires engagés.
La santé sexuelle ne se limite pas à la prévention des infections sexuellement transmissibles (IST). Elle englobe également la vie affective et relationnelle, le consentement, les droits sexuels et reproductifs, ainsi que l’accès à l’information, à la prévention, au dépistage et aux soins tout au long de la vie.
Bernard Bétrémieux, fondateur de l’association « je.tu.il. », a souligné l’importance de l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle. Créée en 1981, l’association intervient auprès des jeunes pour favoriser le dialogue et développer des compétences psychosociales. Le programme EVARS (Éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle) est un exemple de cette démarche, visant à accompagner les jeunes dans la construction de leur rapport à eux-mêmes et aux autres.
Les interventions de l’association abordent des thématiques variées, allant du consentement aux violences sexuelles, en passant par les stéréotypes de genre et la confiance en soi. Selon Bétrémieux, il est essentiel de ne pas dissocier ces différentes dimensions de la sexualité, en intégrant des discussions sur l’image de soi et le libre arbitre.
Les actions menées par les professionnels de l’éducation sont également cruciales. Elles doivent être relayées par les équipes éducatives et médico-sociales afin de prolonger les échanges au-delà des ateliers. Le développement des compétences psychosociales est reconnu comme un facteur de protection contre les violences et les conduites à risque, et doit être au cœur des actions auprès des jeunes.
L’ensemble de ces initiatives vise à créer un environnement propice à la compréhension des enjeux de la santé sexuelle, contribuant ainsi à un climat scolaire positif et à la transmission des connaissances.
Source : ARS Île-de-France

