Jordan Bardella se fait avoir par un pitre comme Monsieur Farage
Pierre-Henri Dumont, récemment nommé porte-parole national de la campagne présidentielle de Bruno Retailleau, a critiqué l’accord signé entre le Rassemblement national et Nigel Farage concernant l’immigration à Calais. Lors de son intervention à l’Atelier politique, il a exprimé ses préoccupations sur les implications de cet accord pour la souveraineté française.
Contexte de l’accord
L’accord en question engage Jordan Bardella, en cas de victoire de Marine Le Pen, à reprendre en France les migrants ayant traversé la Manche depuis le territoire français. Depuis 2018, environ 200 000 personnes, majoritairement originaires d’Érythrée, de Somalie, d’Afghanistan, d’Iran et d’Irak, sont concernées, ce qui soulève des questions sur leur expulsion.
Implications financières
Dumont a également souligné le volet financier de l’accord, qui stipule que la sécurisation de la frontière est actuellement entièrement financée par le Royaume-Uni, via le fonds Sandhurst. Une renégociation « équitable » pourrait impliquer que la France prenne en charge une partie de ce financement.
Souveraineté nationale
Pierre-Henri Dumont a qualifié cet accord d’« atteinte grave à la souveraineté », rappelant que Calais n’est redevenue française qu’en 1558. Il a conclu en affirmant que Bardella se fait « avoir par un pitre comme Monsieur Farage », soulignant ainsi son désaccord avec cette stratégie.
Réponse au défi migratoire
Dumont a insisté sur le fait que la réponse au défi migratoire ne se joue pas à Calais, mais nécessite une étanchéité des frontières extérieures de l’Union européenne, avec un recours au règlement retour.
Signal d’alerte
Par ailleurs, il a évoqué la victoire de l’AFD en Saxe-Anhalt, avec 43,8% des voix, comme un signal d’alerte pour la France, indiquant que la création d’un centre indifférencié entre Les Républicains et le camp présidentiel pourrait nourrir mécaniquement le Rassemblement national.
Source : RFI

