Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, face aux défis de sa nouvelle fonction
En octobre 2025, Jean-Pierre Farandou, récemment nommé ministre du Travail et des Solidarités, doit gérer la suspension de la réforme des retraites. Deux jours après sa nomination, il souligne les défis démographiques : « Le problème, c’est qu’il y a de plus en plus de retraités, et tant mieux, mais il y a de moins en moins d’actifs. Donc, on voit bien qu’il y a un problème », a-t-il déclaré au 20h de France 2.
Cette déclaration a suscité des critiques, et Farandou a reconnu sa maladresse verbale : « Je me suis excusé parce que je ne voulais surtout pas vexer les personnes atteintes de troubles autistiques. J’ai parlé comme je parle d’habitude, comme je parlais, en tout cas, à la SNCF, assez directement, assez librement. »
Peu familier des rouages politiques, Farandou doit s’adapter à un nouveau langage. Il a noté que certains mots, comme « générosité », sont mal perçus dans le contexte politique, où il est préférable de parler de « solidarité ».
Au sein de l’Assemblée nationale, il fait face à un environnement parfois hostile. « Quand on est à l’Assemblée nationale, on est très exposés. Il y a beaucoup de bruit, beaucoup d’invectives », a-t-il expliqué, ajoutant que cette pression fait partie de son intégration dans le rôle ministériel.
Farandou, qui a passé une grande partie de sa carrière dans le secteur privé, s’efforce de rester connecté aux réalités des Français. Il continue à se rendre sur le terrain, une habitude qu’il a conservée de son temps à la SNCF. « Je suis là pour écouter », affirme-t-il.
Enfin, il cherche à éviter la déconnexion avec le quotidien des citoyens, notamment en passant des week-ends à La Ciotat, une ville de la côte méditerranéenne. « C’est important de ne pas rester enfermé dans le microcosme parisien », conclut-il.
Source : Radio France.



