S’il y a des fabricants dans la salle, qu’ils se dépêchent de me livrer : À Aix, Jean Castex se réjouit de la « soif ferroviaire » des Français mais exhorte les concurrents de la SNCF à respecter les mêmes règles de desserte.

Depuis les Rencontres d’Aix-en-Provence, le PDG de la SNCF, Jean Castex, a exprimé des préoccupations concernant la concurrence dans le secteur ferroviaire. Il a déploré que ses concurrents se concentrent principalement sur les liaisons rentables, négligeant ainsi les dessertes moins lucratives. Castex a reconnu que l’ouverture à la concurrence représente un défi majeur pour la SNCF, mais il a également souligné des aspects positifs, notamment une augmentation significative du trafic ferroviaire.

Il a déclaré : « Jamais nous n’avons transporté autant de gens dans les trains. Il y a une soif ferroviaire manifeste dont je ne peux que me réjouir. » Depuis 2019, le trafic TGV a progressé de 20 % et de 45 % sur les TER. Castex a néanmoins averti que le principal problème auquel il fait face est le manque de trains, lançant un appel à l’industrie : « S’il y a des fabricants dans la salle, qu’ils se dépêchent de me livrer ! »

Concernant la concurrence, il a rappelé que l’histoire des chemins de fer en France a débuté avec des compagnies privées, qui avaient finalement sollicité l’État pour une nationalisation. Castex a critiqué les règles actuelles, affirmant qu’il n’est pas normal que les concurrents se limitent uniquement aux parties rentables du réseau. Il a ajouté que la SNCF dessert actuellement plus de 200 villes, contrairement à certains concurrents qui privilégient les liaisons principales.

Jean Castex a également exprimé sa détermination à continuer de desservir des villes moins rentables pour soutenir l’aménagement du territoire. Il a souligné que la moitié des lignes TGV ne sont pas rentables, mais qu’il ne compte pas abandonner ces dessertes. Il a insisté sur le fait que les mêmes règles doivent s’appliquer à tous les acteurs du marché.

Il a conclu en affirmant qu’il n’y a pas lieu d’avoir peur de l’ouverture à la concurrence, car la SNCF possède les compétences nécessaires pour s’adapter et même améliorer ses services. Cette transformation doit toutefois se faire dans le respect du dialogue social pour éviter les tensions avec les syndicats.

Source : BFM TV.

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