Jean-Baptiste Aldigé évoque ses relations avant le match contre Biarritz en Pro D2

Pro D2 -

Des gens m’aiment, d’autres non : Jean-Baptiste Aldigé se confie avant Biarritz-Nice

Jeudi soir, le promu Nissa Rugby débutera sa saison de Pro D2 par un déplacement à Biarritz. Pour Jean-Baptiste Aldigé, ancien président du club basque de 2018 à 2024 et actuellement à la tête de Nice, cette rencontre revêt une signification particulière. Lors d’un entretien, il a partagé ses réflexions sur ce retour à Biarritz, son évolution en tant que président, l’arrivée de Francis Saili sur la Côte d’Azur, ainsi que ses échanges avec la mairie de Nice concernant le projet d’Eric Ciotti.

Aldigé a exprimé ses réserves quant à ce premier match : « D’un point de vue personnel, je trouve que c’est un peu trop tôt. J’aurais aimé pouvoir le préparer un peu plus. On plonge directement dans le bain. » Il souligne que Biarritz, avec son objectif de top 6, représente un défi de taille pour son équipe, qui doit se concentrer sur le maintien.

Concernant les objectifs du Biarritz Olympique, Aldigé a noté que le président a clairement affiché son intention de viser le top 6, malgré des joueurs qui prônent une approche plus prudente. « Dans un club, le président est le chef. S’il a dit qu’ils jouaient le top six, c’est qu’ils jouent le top six », a-t-il affirmé.

Le match de jeudi est également un clin d’œil de l’histoire pour Aldigé, qui, après dix ans dans le milieu, a connu de nombreuses équipes et stades. Sur la composition des deux équipes, il a plaisanté en disant que c’est un peu comme un affrontement entre « Biarritz 1 et Biarritz 2 », en raison des nombreux anciens joueurs et membres du staff qui ont fait le lien entre les deux clubs.

Aldigé a également évoqué son recrutement de Francis Saili, dont la relation avec lui s’était compliquée à Biarritz. « Ce n’est pas que ça s’était mal terminé. J’étais président de Biarritz, je défendais au maximum les intérêts de l’institution », a-t-il précisé.

Sur le plan personnel, il se dit heureux de revenir à Biarritz mais reste conscient des défis que représente un match en août, notamment en termes de coût et de pression.

Les souvenirs d’Aldigé à Biarritz sont marqués par des hauts et des bas, avec des résultats sportifs notables, mais aussi des tensions avec la municipalité. « Dirigeant d’un club, où que vous soyez, c’est 95 % d’emmerdes et 5 % de plaisir », a-t-il résumé.

Enfin, Aldigé a mentionné que son expérience à Biarritz l’a formé en tant que président, lui permettant de mieux gérer son rôle actuel à Nice, où il espère stabiliser le club en Pro D2.

Source : Rugbyrama

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