Décès de Jason Arday : un universitaire au parcours controversé
Neuf jours après sa démission, Jason Arday, sociologue de 41 ans, a été retrouvé mort dans sa résidence à Battersea, au sud de Londres. Sa mort, considérée comme inattendue mais non suspecte par la Metropolitan Police, a suscité une onde de choc au sein de la communauté académique. Arday avait quitté son poste à l’université de Cambridge et son fellowship à Jesus College le 5 août, citant le coût personnel des accusations et des spéculations entourant son travail.
La controverse qui entourait Arday était principalement liée à sa thèse de doctorat, soutenue en 2015 à Liverpool John Moores University, qui avait été accusée de plagiat en raison de similitudes avec d’autres travaux. Bien qu’il ait nié ces accusations, il a reconnu des erreurs dans son parcours académique. L’université de Cambridge avait initialement soutenu Arday, mais a ouvert des enquêtes supplémentaires suite à l’émergence de nouvelles informations.
Le 12 août, la vice-chancelière Deborah Prentice a annoncé un examen indépendant des circonstances de sa nomination à la Faculty of Education en 2022. Ses proches, par l’intermédiaire de son éditeur Simon & Schuster UK, ont dénoncé une campagne de désinformation qui aurait pesé lourdement sur lui.
Les mémoires de Jason Arday, intitulées Great and Unfortunate Things, sont sorties aux États-Unis le 11 août et sont attendues au Royaume-Uni le 27 août. L’ouvrage retrace son enfance, marquée par un diagnostic d’autisme, et son parcours jusqu’à devenir le plus jeune professeur noir de l’histoire de l’université de Cambridge. Malgré la controverse, Simon & Schuster a confirmé que le livre ne contenait aucune accusation de plagiat.
La situation reste délicate, et bien que la famille d’Arday demande à la presse de respecter leur vie privée, les circonstances de sa mort et les enquêtes en cours continuent d’alimenter le débat.
Source : RTHK, Simon & Schuster, Jesus College



