Découverte d’une étoile trou noir par le télescope James Webb
Le 12 août 2026, des chercheurs du MIT, dirigés par Rohan Naidu, ont publié dans la revue Nature une découverte remarquable : un astre difficile à classer, présentant des caractéristiques d’étoiles et de trous noirs. Cette étoile trou noir, nommée MoM-BH*-1, pourrait offrir des indices sur les origines de l’univers, notamment en lien avec les premières images captées par le télescope James Webb.
Caractéristiques de l’astre
Le télescope spatial James Webb a détecté une faible lueur rouge dans le champ profond UDS, qui n’était pas visible avec des filtres bleus. En décembre 2024, une analyse à l’aide du spectrographe NIRSpec a révélé une cas lumineuse, appelée rupture de Balmer, avec une intensité de 7,7, bien au-delà du maximum théorique de 3 pour des étoiles conventionnelles. Ce rayonnement provient d’environ 660 millions d’années après le Big Bang. Les modèles suggèrent que l’astre est entouré d’une coque d’hydrogène extrêmement dense, avec des turbulences internes atteignant 500 km/s.
Un noyau mystérieux
Au centre de cette coque, un trou noir semble se former, alimenté par un flux important de matière. Les estimations de sa masse varient entre 100 000 et 10 millions de masses solaires. MoM-BH*-1 émet 100 milliards de fois plus d’énergie qu’une étoile classique, une puissance qui ne peut être expliquée par la fusion nucléaire. L’accrétion de matière vers le trou noir semble être la seule explication possible.
Implications pour l’astrophysique
Cette découverte pourrait éclaircir le mystère des points rouges observés dans les images du James Webb. Une interaction entre MoM-BH*-1 et une galaxie voisine pourrait produire une signature spectrale similaire à celle de ces objets compacts, qui ont suscité des débats parmi les astrophysiciens depuis quatre ans.
En conclusion, l’identification de MoM-BH*-1 pourrait transformer notre compréhension de l’univers primitif et de la formation des trous noirs.
Source : Nature (12 août 2026)



