Avant les midterms, J.D. Vance s’imagine en successeur de Donald Trump mais oublie d’assumer leur bilan
J.D. Vance, vice-président des États-Unis, a prononcé un discours de près de quarante minutes lors de la convention du Parti républicain consacrée aux élections de mi-mandat. Ce discours, largement axé sur des attaques contre les démocrates, a cependant omis de mettre en avant les succès de l’administration Trump.
Ce rassemblement, qui ressemblait à une convention d’investiture, a vu Vance évoquer des thèmes tels que le « droit du sol », en utilisant une métaphore liée à son fils nouveau-né pour illustrer l’avenir souhaité pour les familles américaines. Il a déclaré : « Je ne peux m’empêcher de regarder l’avenir de ce pays à travers les yeux de mon fils, qui représente cet avenir, et de me demander pour quoi nous nous battons et ce que nous voulons pour tous nos enfants. »
Cependant, le vice-président a évité d’aborder des sujets sensibles comme la guerre en Iran et la hausse des prix de l’essence. Lorsqu’il a mentionné des réussites économiques, il a surtout comparé le bilan de l’administration Trump aux échecs de Joe Biden, sans s’attarder sur la situation actuelle du pays. Vance a affirmé que « les salaires des travailleurs avaient baissé de 3000 dollars » et que les prix de l’immobilier avaient « doublé » sous l’administration Biden, tout en négligeant le sentiment de nombreux Américains face à la hausse du coût de la vie.
Il a également commémoré le premier anniversaire de l’assassinat de Charlie Kirk, une figure de la droite ultraconservatrice, tout en répondant à un manifestant en brandissant des drapeaux mexicain et palestinien.
Dans la seconde partie de son discours, Vance a intensifié ses critiques envers les candidats démocrates, les présentant comme des communistes radicaux. Son intervention a également jeté les bases de sa potentielle candidature à la présidence en 2028, avec des chants de « JD ! JD ! JD ! » provenant de la foule. Il a encouragé cet enthousiasme, déclarant : « Nous devons faire le nécessaire en novembre. Ensuite, nous verrons ce qui vient. » Selon le Washington Post, Donald Trump aurait exprimé le souhait de voir son vice-président lui succéder dans deux ans.
Source : HuffPost

