Irénée Régnauld, sociologue : «Critiquer Artemis 2, c’est le contraire d’abandonner la curiosité sur ce qui nous entoure dans l’univers»

Irénée Régnauld, sociologue et chercheur associé à l’Université de Technologie de Compiègne, a récemment exprimé des réserves quant à la participation de l’industrie européenne aux missions spatiales habitées américaines, notamment le programme Artemis II. Selon lui, cette collaboration coûteuse détourne les ressources de l’Europe de ses priorités scientifiques et écologiques.

Régnauld souligne que le secteur spatial européen, traditionnellement sobre dans ses méthodes, manque d’une stratégie politique claire pour orienter ses investissements vers des objectifs scientifiques et écologiques. Il plaide pour une planification démocratique de la décroissance, pilotée par l’État, afin de réorienter les efforts spatiaux européens vers des finalités scientifiques et écologiques. (open-diplomacy.fr)

Cette position s’inscrit dans une critique plus large de la dépendance de l’Europe aux missions spatiales américaines. Régnauld estime que l’industrie européenne devrait se concentrer sur la recherche scientifique et l’autonomie technologique, plutôt que de participer à des programmes coûteux dictés par des intérêts américains. Il souligne que cette orientation permettrait à l’Europe de renforcer sa souveraineté et de mieux répondre aux défis écologiques et scientifiques actuels. (aoc.media)

En conclusion, Irénée Régnauld appelle à une réévaluation de la participation de l’industrie européenne aux missions spatiales habitées américaines, en faveur d’une stratégie axée sur la recherche scientifique et l’autonomie technologique.

(open-diplomacy.fr)

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