Investissements des Émirats arabes unis en Afrique : « Une économie prédatrice à l’égard des pays africains »
Les Émirats arabes unis (EAU) se sont imposés comme un acteur économique et stratégique majeur en Afrique au cours des dernières années. Une enquête récente publiée par le Financial Times décrit une stratégie d’influence qualifiée d’« impérialiste », mêlant investissements dans les infrastructures, notamment ports et mines, ainsi que des intérêts militaires et un soutien à certains acteurs dans les conflits africains.
Jean-Loup Samaan, chercheur au Middle East Institute de l’Université de Singapour, souligne que cette dynamique s’inscrit dans un contexte où les EAU cherchent à diversifier leur économie, traditionnellement dépendante des hydrocarbures. Les investissements dans des secteurs stratégiques en Afrique visent à garantir un accès aux ressources naturelles et à étendre leur influence géopolitique.
Les Émirats ont notamment investi dans des projets portuaires en Égypte, en Éthiopie et en Somalie, renforçant ainsi leur présence sur les routes maritimes cruciales pour le commerce mondial. Cependant, ces investissements sont souvent perçus comme une forme de néocolonialisme, où les pays africains se voient imposer des conditions qui pourraient nuire à leur souveraineté économique.
La stratégie des EAU en Afrique ne se limite pas aux investissements économiques. Elle inclut également des dimensions militaires, avec des interventions dans des conflits locaux, ce qui soulève des questions sur leurs motivations et les conséquences pour la stabilité régionale.
Cette approche des Émirats pourrait avoir des répercussions significatives sur les pays africains, engendrant des dépendances économiques et politiques. Les critiques affirment que cela pourrait mener à une exploitation des ressources sans bénéfices durables pour les populations locales.
En conclusion, la stratégie des Émirats arabes unis en Afrique soulève des interrogations sur la nature de leurs investissements et leur impact sur le développement économique et social des pays africains.
Source : Financial Times



