Intoxications par les champignons : des symptômes tardifs signalent un danger accru cet automne

ENTRETIEN.

« Plus le délai d’apparition des symptômes est long, plus c’est dangereux » : gare aux intoxications et indigestions par les champignons cet automne

La saison des champignons est à nos portes. Avec le retour des cueillettes sauvages en Haute-Garonne, il est crucial de rester vigilant. Certaines espèces de champignons peuvent causer des troubles digestifs, tandis que d’autres peuvent entraîner des complications graves au niveau du foie et des reins. Marieke Vansteelandt, enseignante-chercheuse au département des sciences pharmaceutiques de l’Université de Toulouse et présidente de l’Association de mycologie de Toulouse, souligne l’importance de prendre des précautions.

Les risques liés à la consommation de champignons varient considérablement selon les espèces et les quantités ingérées. Certaines variétés peuvent entraîner des troubles digestifs tels que douleurs abdominales, vomissements ou diarrhées. D’autres, comme l’amanite phalloïde, peuvent provoquer des intoxications mortelles. Selon les experts, l’ingestion d’environ 50 grammes de ce champignon peut suffire à entraîner une intoxication fatale.

Pour éviter les accidents, il est impératif de ramasser les champignons en entier, ce qui permet de conserver tous les éléments nécessaires à leur identification. Marieke Vansteelandt recommande également de photographier la récolte avant de la cuisiner et de faire identifier tous les champignons, pas seulement quelques-uns. Les pharmaciens et les sociétés de mycologie peuvent aider à cette identification.

En cas de symptômes, tels que douleurs abdominales, vomissements ou diarrhées, il est essentiel de prêter attention au délai d’apparition. Si les symptômes surviennent plusieurs heures après la consommation, au-delà de six heures, cela peut indiquer une intoxication grave. Dans ce cas, il est crucial de contacter un centre antipoison qui peut orienter la prise en charge en fonction de l’espèce ingérée et de l’état de la personne. Les syndromes graves, comme le syndrome phalloïdien, nécessitent souvent une hospitalisation et peuvent aller jusqu’à la transplantation.

Avec l’augmentation des cueillettes de champignons chaque automne, la sensibilisation aux risques d’intoxication est

Source : La Dépêche

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