Interféromètre spatial Lisa : le futur des ondes gravitationnelles… et de la physique des particules ?
L’Interféromètre spatial Lisa, prévu pour un lancement en 2035, pourrait révolutionner notre compréhension des ondes gravitationnelles et de la physique des particules. Ce projet de l’Agence spatiale européenne (ESA) vise à détecter des ondulations dans le tissu de l’espace-temps, créées par des événements cosmiques tels que la fusion de trous noirs supermassifs.
David Dunsky, physicien des particules, a récemment pris conscience de l’importance des futures missions d’observation des ondes gravitationnelles, notamment Lisa, pour explorer des phénomènes de haute énergie. En effet, les ondes gravitationnelles pourraient fournir des indices sur des concepts théoriques tels que les cordes cosmiques, des structures hypothétiques résultant de la bri de symétrie peu après le Big Bang.
Depuis la découverte du boson de Higgs en 2012, la recherche en physique des particules a stagné, laissant place à un besoin urgent d’explorer d’autres avenues. Les collisionneurs de particules, comme le Grand collisionneur de hadrons (LHC), ne semblent pas en me de tester certaines théories unifiées qui nécessiteraient des énergies bien supérieures à ce que ces dispositifs peuvent offrir.
La mission Lisa, imaginée dans les années 1980, a reçu un soutien renouvelé en janvier dernier de l’ESA, après le succès de la mission pilote Lisa Pathfinder. Ce projet ambitieux mettra en place trois satellites formant un triangle de 2,5 millions de kilomètres de côté, à la recherche des signaux des premiers instants de l’Univers.
L’Univers primordial était opaque à la lumière, mais les ondes gravitationnelles ont pu circuler librement. Contrairement aux télescopes classiques, Lisa sera capable de détecter ces signaux, offrant ainsi une opportunité unique d’explorer des événements cosmiques qui se sont produits dans les premières secondes suivant le Big Bang.
Les scientifiques espèrent que Lisa pourra non seulement détecter des ondes gravitationnelles issues de fusions de trous noirs supermassifs, mais aussi des signatures de phénomènes théoriques tels que les murs de domaine et les cordes cosmiques. Ces découvertes pourraient éclairer des questions fondamentales sur la matière noire, l’énergie sombre et les forces qui régissent l’Univers.
Les résultats de Lisa pourraient également aider à résoudre des paradoxes du modèle standard de la physique des particules, notamment en offrant des preuves expérimentales pour des théories qui restent jusqu’ici sur le papier.
En somme, l’interféromètre spatial Lisa ne se limite pas à l’étude des ondes gravitationnelles, mais pourrait également ouvrir de nouvelles voies pour comprendre les lois fondamentales de la physique.
Source : Pour La Science
