Interdiction d’entrée aux États-Unis pour les ressortissants de 12 pays en vigueur

L'interdiction d'entrée aux Etats-Unis pour les ressortissants de 12 pays entre en vigueur

Crédit : Anna Moneymaker/Getty Image

L’interdiction d’entrée aux États-Unis pour les ressortissants de 12 pays, décrétée par Donald Trump, est entrée en vigueur dans la nuit de dimanche à lundi. Cette décision vise à « protéger les États-Unis face aux terroristes étrangers et aux autres menaces pour la sécurité nationale », selon la proclamation présidentielle. Les pays concernés sont l’Afghanistan, la Birmanie, le Tchad, le Congo-Brazzaville, la Guinée Équatoriale, l’Érythrée, Haïti, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen. Par ailleurs, des restrictions dans la délivrance de visas touchent également les ressortissants de sept autres pays : le Burundi, Cuba, le Laos, la Sierra Leone, le Togo, le Turkménistan et le Venezuela. Le président américain a comparé cette nouvelle décision à celles qu’il avait prises en 2017, souvent qualifiées de « Muslim ban », puisque quatre pays figurent sur les deux listes : l’Iran, la Libye, le Soudan et le Yémen. Dans le texte de la décision, Donald Trump souligne la nécessité d’agir pour protéger la sécurité nationale et l’intérêt national des États-Unis. Ces interdictions ont suscité des réactions préoccupées de la part de plusieurs pays ciblés. Volker Türk, Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, a exprimé des inquiétudes concernant la conformité de cette interdiction avec le droit international. Amnesty International a qualifié le décret de « discriminatoire, raciste et cruel ». L’Union africaine a également fait part de ses préoccupations concernant l’impact négatif potentiel sur les relations diplomatiques. En réaction, le Tchad a suspendu l’octroi de visas aux citoyens américains. Yassamin Ansari, élue irano-américaine, a critiqué ces interdictions, affirmant qu’elles infligent une douleur injuste. Des exceptions sont prévues pour certains détenteurs de visas, les diplomates et les voyages considérés comme servant l’intérêt national. Les sportifs participant à la Coupe du monde de 2026 et aux Jeux olympiques de Los Angeles en 2028 ne seront pas affectés par ces restrictions. L’interdiction de 2017 avait déjà entraîné d’importantes manifestations dans plusieurs aéroports américains. (Source : Anna Moneymaker/Getty Image)

Source

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *