En Afrique du Sud, l'inquiétude de la diaspora congolaise

Inquiétude croissante de la diaspora congolaise en Afrique du Sud

Après les manifestations du 30 juin contre les migrants en situation irrégulière, accusés de prendre des emplois et de favoriser la criminalité, les militants du mouvement March and March, en collaboration avec le groupe d’extrême droite Operation Dudula, prévoient d’organiser des marches similaires chaque jeudi.

Un climat de peur

La diaspora congolaise est l’une des plus importantes communautés africaines en Afrique du Sud, avec une estimation de 240 000 à 300 000 personnes en 2024. Les récents événements et les violences xénophobes plongent cette communauté dans l’incertitude.

Un habitant de Johannesburg, qui souhaite rester anonyme, témoigne : « La peur est vraiment palpable partout. Aujourd’hui, la communauté vit la peur au ventre. Beaucoup de gens restent enfermés chez eux. On n’ose plus aller au travail, on n’ouvre plus les petits commerces, on craint pour nos enfants. »

Un besoin d’aide

Des agressions physiques ont touché quatre Congolais lors d’attaques xénophobes en avril dernier. En réponse, Thérèse Kayikwamba Wagner, ministre congolaise des Affaires étrangères, a promis que le gouvernement congolais protégerait ses ressortissants en Afrique du Sud.

Face à la récurrence des manifestations, les Congolais demandent aux autorités congolaises de faciliter leur retour en République Démocratique du Congo (RDC) et au gouvernement sud-africain de garantir leur protection.

Le docteur Emmanuel Mwine, médecin à Johannesburg, souligne : « Que le gouvernement sud-africain puisse reconnaître qu’il y a des étrangers dans ce pays qui ne sont pas tous illégaux. » Malgré sa nationalité sud-africaine, il se sent menacé et appelle à des opportunités de retour pour les Congolais qualifiés.

Cette hostilité envers les étrangers en Afrique du Sud est en grande partie liée au taux de chômage élevé, aux inégalités sociales et aux frustrations économiques, faisant des migrants des boucs émissaires pour une partie de la population sud-africaine.

Source : DW.com

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