Injections esthétiques illégales :

Injections esthétiques illégales : « Combien de morts faudra-t-il encore, Madame la Ministre ? »

Les praticiens dénoncent la multiplication des actes réalisés par des personnes sans compétences médicales. Deux jeunes femmes sont mortes ces derniers mois après des injections esthétiques illégales. Les médecins réclament un durcissement des sanctions.

Dans une tribune publiée le 2 août 2026 dans Le Parisien, 5 000 médecins libéraux et spécialistes de médecine esthétique interpellent la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, sur l’urgence de renforcer la lutte contre les injections esthétiques illégales. Cette demande fait suite au décès, au cours des quatre derniers mois, de deux jeunes femmes ayant subi des injections pratiquées illégalement.

Les signataires, issus notamment du syndicat des Médecins libéraux et du Cercle des bonnes pratiques en médecine esthétique, s’inquiètent de la multiplication des actes réalisés par des individus ne possédant aucune compétence médicale. Selon leurs déclarations, 40 % des personnes ayant recours à des injections esthétiques en France se tournent désormais vers des professionnels non médecins. Ils qualifient ces injecteurs clandestins de « marchands de mort ».

Les médecins exigent un durcissement des sanctions à l’encontre de ces pratiques illégales et un accroissement des contrôles sur les produits d’injection en circulation, notamment via les réseaux sociaux. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) met régulièrement en garde contre les dangers associés aux injections réalisées par des non-médecins, rappelant que ces pratiques peuvent entraîner des complications graves, telles que des infections ou des nécroses.

La situation actuelle soulève des questions cruciales sur la sécurité des patients et la nécessité d’une réglementation plus stricte dans le domaine de la médecine esthétique.

Source : Le Parisien

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