L’enfant est un prolongement de la mère pour ces hommes-là
FAIT PRINCIPAL :
Mercredi 2 septembre 2026, à Gy en Haute-Saône, un homme de 42 ans a tué ses deux enfants, âgés de 6 et 10 ans, ainsi que sa belle-mère de 74 ans, avant de se suicider. Ce drame, survenu dans un contexte de séparation, est un exemple tragique de violences « vicariantes », où des hommes s’en prennent aux enfants ou aux proches de leur compagne pour atteindre cette dernière.
CONTEXTE FACTUEL :
Le village de Gy a été profondément choqué par cet incident. Selon des témoignages, le père aurait filmé la scène et envoyé la vidéo à son épouse, en lui disant : « voilà ce que tu mérites ». Ce cas n’est pas isolé. D’autres incidents similaires ont été rapportés, comme celui survenu à Nice, où un père a envoyé une photo de son fils de 17 ans, étranglé, à son ex-compagne, et à Arras, où un père et sa fille de 9 ans ont été retrouvés pendus, suggérant un infanticide suivi d’un suicide.
DONNÉES OU STATISTIQUES :
Les violences vicariantes, qui désignent une forme de violence conjugale où un partenaire agresse des tiers pour atteindre son ex-partenaire, restent encore peu connues. Selon Hauteclair Dessertine, co-fondatrice de l’association UNFF (Union Nationale des Familles de Féminicide), ces violences sont en majorité exercées contre les mères, et leur reconnaissance dans le cadre judiciaire reste insuffisante.
CONSÉQUENCE DIRECTE :
Ces tragédies soulignent la nécessité d’une meilleure formation des professionnels de la justice et de la protection de l’enfance pour identifier et traiter ces situations de manière adéquate. Les violences vicariantes, bien qu’absentes des lois françaises actuelles, demandent une attention accrue pour protéger les victimes et prévenir de futurs drames.
Source : France 3 Régions


