Kinésithérapeutes : malgré des professionnels toujours plus nombreux, les inégalités territoriales persistent
Le rapport de l’Assurance maladie pour 2027 met en lumière une répartition inégale des kinésithérapeutes en France. Bien que le nombre de professionnels ait augmenté, les disparités entre les territoires demeurent préoccupantes. Pour remédier à ce déséquilibre, des mes de régulation et des incitations à l’installation dans les zones sous-dotées sont envisagées, bien que leur mise en œuvre accuse un retard.
La France compte de plus en plus de kinésithérapeutes, mais leur répartition est très inégale. Selon le rapport de l’Assurance maladie, en 2019, les zones les mieux dotées avaient 6,6 fois plus de kinésithérapeutes que celles les moins dotées, une légère augmentation par rapport à 6,1 fois en 2016. Cette situation souligne que l’augmentation des effectifs ne bénéficie pas à tous les territoires de manière équitable.
Les Hautes-Alpes se distinguent comme l’un des départements les mieux pourvus, affichant une densité de 269 masseurs-kinésithérapeutes pour 100 000 habitants, bien au-dessus de la moyenne nationale estimée à 120. En revanche, certaines régions du nord de la France, comme l’Aisne, l’Oise et la Somme, souffrent d’une offre beaucoup plus faible, avec seulement 47 kinés pour 100 000 habitants en Seine-Saint-Denis. Près de 30 % de la population vivrait ainsi dans un désert « kinésithérapeutique ».
Pour faire face à ce déséquilibre, l’Assurance maladie et les professionnels ont renforcé la régulation des installations. Depuis 2023, les zones surdotées sont soumises à la règle du « 1 départ pour 1 installation », et des aides sont prévues pour encourager les kinés à s’installer dans les territoires sous-dotés. Toutefois, des retards dans les travaux administratifs freinent l’application de ces mes, qui devraient s’appliquer d’ici 2028 pour les nouveaux diplômés.
Source : Assurance maladie.



