De la spécificité humaine aux inégalités de capital linguistique

Le dernier ouvrage de Stanislas Dehaene s’inscrit dans une série de recherches sur le langage et les mathématiques, défendant l’hypothèse que Homo sapiens possède un « langage de la pensée », permettant des opérations mentales inaccessibles aux autres espèces. Cette hypothèse interroge les ressorts sociaux et historiques du langage.

Les illustrations des grottes de Lascaux, notamment les rectangles, montrent la capacité des premiers humains à figurer des formes abstraites, révélant une sensibilité aux régularités géométriques. Cette prédisposition aux mathématiques est caractéristique de l’espèce.

Dehaene soutient que ce « langage de la pensée » est une « grammaire générative » sous-jacente aux opérations abstraites, observable dès le plus jeune âge chez l’humain. Ces réflexions s’inscrivent dans un débat plus large sur les inégalités de capital linguistique, qui peuvent influencer l’accès au savoir et aux opportunités sociales.

Frédéric Lebaron

Sociologue, professeur de sociologie à l’Ecole normale supérieure Paris-Saclay

Source : AOC Média.

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