L'Indonésie veut offrir un repas gratuit par jour à tous les écoliers mais ça tourne mal: 40.000 intoxications alimentaires, de la corruption et un budget qui s'amenuise

L’Indonésie face à des défis majeurs dans son programme de repas gratuits

Le programme de repas gratuits lancé en janvier 2025 en Indonésie, censé bénéficier à près de 63 millions de personnes, est confronté à des problèmes graves, notamment des intoxications alimentaires et des allégations de corruption.

Contexte factuel

Promesse phare du président Prabowo Subianto lors de son élection en 2024, cette initiative visait à lutter contre la malnutrition en fournissant des repas gratuits aux élèves et aux femmes enceintes. Cependant, des cas d’intoxications alimentaires ont été signalés dans de nombreuses régions du pays, compromettant l’objectif d’amélioration de la santé publique. En juillet, 40.759 bénéficiaires ont souffert d’intoxications, un chiffre qui met en lumière les défaillances des systèmes de sécurité alimentaire, selon Ubaid Matraji, coordinateur du Réseau indonésien de surveillance de l’éducation.

Données ou statistiques

La gestion du programme a été confiée à l’Agence nationale de nutrition, dont le directeur, Dadan Hindayana, a été inculpé en juin pour corruption, notamment pour avoir attribué des contrats à des fondations qu’il dirigeait. Sa successeure a démissionné après seulement 45 jours, invoquant un stress intense lié à la gestion du programme, dont le budget s’élève à 229.000 milliards de roupies (environ 11 milliards d’euros). En raison de la guerre au Moyen-Orient et de la flambée des prix du pétrole, le budget alloué a été réduit, et le nombre de repas a été diminué de six à cinq jours par semaine.

Conséquence directe

Ces scandales ont conduit à une perte de confiance de la population dans le programme, avec un taux d’approbation chutant à 34%, contre 62,5% en novembre. L’insécurité alimentaire demeure un problème persistant en Indonésie, affectant plus de 20% des enfants en raison de la malnutrition.

Source : Financial Times, BBC.

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