Qu’est-ce qui distingue notre indice du bien-être en ville des autres palmarès ?
L’indice de bien-être en ville (IBV) se distingue des autres classements d’urbanisme par sa méthodologie et ses objectifs. Alors que plusieurs tentatives ont été faites pour établir des palmarès à l’échelle communale, l’IBV se démarque en raison de ses présupposés sur ce qu’est une bonne ville et pour qui elle est mesurée.
Le Quality of Living City Ranking du cabinet de conseil Mercer évalue les conditions de vie dans plus de 450 villes à l’échelle mondiale, mais il se concentre principalement sur des métropoles internationales, excluant ainsi des villes comme Niort. Mercer cible les entreprises qui envoient des cadres en mission à l’étranger, visant à calculer des primes d’expatriation, ce qui le place loin des préoccupations des résidents locaux. Par conséquent, des villes comme Zurich, Vienne ou Genève, qui sont chères et bien desservies, obtiennent de bons scores.
De son côté, le Global Liveability Index de The Economist Intelligence Unit classe 173 villes selon des critères tels que la stabilité, la santé, et l’éducation. Ce classement est également orienté vers les entreprises et repose sur les analyses d’experts plutôt que sur des données objectives. En 2023, les villes françaises ont reculé en raison de manifestations, illustrant la subjectivité de ces évaluations.
Le palmarès « Villes et villages où il fait bon vivre » du Journal du dimanche est le plus commenté en France. Créé en mars 2020, il couvre 34 727 communes, tandis que l’IBV se concentre sur des comparaisons plus pertinentes. Le JDD utilise 197 critères basés sur des sondages, ce qui peut renforcer des perceptions dominantes, notamment en matière d’insécurité, alors que l’IBV adopte une approche plus analytique, avec des pondérations décidées par la rédaction.
Enfin, l’INSEE a réalisé une analyse des territoires en 2014 à partir de 27 indicateurs de qualité de vie, se rapprochant ainsi de l’IBV. Cependant, l’IBV intègre des dimensions supplémentaires comme l’économie sociale et solidaire, la densité associative et la mobilité douce, mesurant ainsi non seulement où l’on vit bien économiquement, mais aussi où l’on vit bien ensemble.
Sources
Alternatives Économiques, INSEE.
