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Alors que les températures restent très élevées, les pompiers font face à de nombreuses reprises d’incendies, partout en France. Face aux feux de tourbe, la surveillance risque de durer plusieurs mois.
Les pompiers s’y attendaient. La reprise de feu en forêt de Fontainebleau (Seine-et-Marne), mercredi 29 juillet au soir, était presque inévitable en raison de la nature du sol. « Le feu part dans la tourbe. Il va se nicher dans la tourbe vraiment en profondeur. Donc tant que les actions de noyade en profondeur, on peut parler de plusieurs mètres dans ce sol, ne sont pas terminées. On peut avoir, avec un petit peu de vent et une hygrométrie très basse, des flammes qui ressortent », explique la capitaine Émilie Vanagt, officier au SDIS 77.
Dans cette forêt, les tourbières se forment depuis des milliers d’années. Un mélange de matières organiques accumulées sur plusieurs mètres dans le sous-sol, très propice aux incendies. « C’est une souche qui est en train de sécher, forcément les racines vont finir par se décomposer et ça va créer de la matière organique dans le sous-sol. C’est inflammable, c’est comme des copeaux de bois qui sont très secs : une simple étincelle et c’est le feu », indique Sophie David, cheffe du service Environnement Office national des forêts (ONF) Île-de-France Est.
En Gironde, c’est la même crainte. Les pompiers se relaient jour et nuit là où ça a brûlé pour surveiller le sol, lui aussi composé de tourbières par endroits. Avec en tête l’expérience de l’incendie de Landiras en 2022 où le feu a repris en sous-sol de nombreuses fois pendant deux ans. « Il était très difficile d’en venir à bout parce que prenant racine au plus profond de la terre, il fallait systématiquement aller chercher au plus profond avec quasiment du terrassement. C’est en ce sens que les opérations sur Landiras ont été particulièrement longues », rappelle Matthieu Jomain, officier du SDIS de Gironde.
Tant que les températures restent élevées, les pompiers s’attendent à des reprises de feu presque tous les jours. Il faut donc continuer la surveillance au moins jusqu’à l’automne, qui devrait amener plus de pluie.
Source : Franceinfo


